Que se passe-t-il après le colonialisme d’implantation?
Cet article explore les implications théoriques et pratiques de la décolonisation dans le contexte du colonialisme de peuplement, en mettant l’accent sur Israël/Palestine. Les auteurs proposent une reconceptualisation du colonialisme de peuplement comme une forme d’« habitation violente » pour plaider en faveur d’une forme de décolonisation à la fois « déstabilisante » et « stabilisante ». À travers une analyse critique, notamment de Fanon et Wolfe, l’article remet en question les cadres binaires colonisateurs- utochtones et souligne la nécessité d’une approche dialogique et contextuelle de la décolonisation. Les auteurs appellent à des transformations politiques, juridiques, spatiales et ontologiques qui démantèlent les structures de domination tout en permettant aux deux populations de partager un sentiment d’appartenance et de sécurité. La décolonisation ne doit pas être imaginée comme un effacement des colons ou des autochtones, mais comme une reconfiguration de la souveraineté, de l’appartenance et de la cohabitation dans un avenir décolonial.